Déc 012013
 

Quelques lignes pour découvrir ce sujet ; ce qui m’a assuré que le simple public (dont je fais parti) aurait raison de s’approprier un peu ce rapport.

Ma petite publication correspond uniquement à quelques citations des 12 1ères pages (sur 319 !)
Citations suffisantes pour susciter l’envie de lecture.

Version papier du « Rapport Stiglitz » :

– à commander dans sa petite librairie pour la soutenir l’économie locale (ce sera le même tarif que dans la grande surface, au pire à quelques petits centimes près)
– et à lire, surligner, annoter, froisser (s’en emparer quoi !)
http://www.actes-sud.fr/catalogue/economie/le-rapport-stiglitz

Quelques notes de lecture (issues des 12 1ères pages) :

– CMPEPS : Commission pour la Mesure des Performances Economiques et du Progrès Social
février 2008 (Sarkozy) => Joseph Stiglitz, Amartya Sen, Jean-Paul Fitoussi

– (3)

Ce que l’on mesure a une incidence sur ce que l’on fait

si mesures de performances faussées => risque de conclusion faussée

– (4) existence d’un écart important entre les mesures habituelles et les perceptions
=> sape la confiance à l’égard des statistiques et des politiques décidées

– (5)

le PIB ou tout autre agrégat calculé par habitant peut ne pas fournir une évaluation appropriée de la situation dans laquelle la plupart des gens se trouvent.

=> exemple du creusement des inégalités

Il se peut que les statistiques habituellement utilisées ne rendent pas compte de certains phénomènes qui ont une incidence de plus en plus grande sur le bien-être des citoyens.

Exemple : du PIB qui augmente lorsque la circulation automobile augmente => pollution atmosphérique augment => qualité de vie diminue

Il se peut toutefois que si l’on avait été plus conscient des limites des mesures classiques comme le PIB, l’euphorie liée aux performances économiques des années d’avant la crise aurait été moindre, et que des outils de mesure intégrant des évaluations de la soutenabilité (endettement privé croissant, par exemple) nous auraient donné une vision plus prudente de ces performances

– (8)

Nous sommes également confrontés à l’imminence d’une crise environnementale, tout particulièrement du fait du réchauffement planétaire. Les prix du marché sont faussés par le fait qu’aucune taxe n’est imposée aux émissions de carbone et les mesures classiques du revenu national ne tiennent aucun compte du coût de ces émissions.

– (9)

ceux qui s’efforcent de guider nos économies et nos sociétés sont dans la même situation que celle de pilotes qui chercheraient à maintenir un cap sans avoir de boussole fiable.

– (13)

[Ce rapport] s’adresse d’abord aux responsables politiques. […] il préconise de déplacer le centre de gravité de notre appareil statistique d’un
système de mesure privilégiant la production à un système orienté sur la mesure du bien-être des générations actuelles et à venir

– (15)

En troisième lieu, ce rapport a été rédigé à l’intention de la communauté académique […] Il leur rappelle la
difficulté qui peut s’attacher à la production de données fiables et les nombreuses hypothèses qui sous-tendent toute série statistique. Nous espérons que les universitaires se montreront plus prudents quant à la confiance qu’ils accordent à certaines statistiques

– (16) aussi à l’intention : des organisations, du public,

à la
presse et aux médias, auxquels incombe la responsabilité de permettre aux citoyens de mieux saisir ce qui se passe au sein de la société où ils vivent. L’information est un bien public : plus nous sommes informés sur ce qui se produit dans notre société, mieux nos démocraties seront à même de fonctionner

– (17) distinguer :
-> bien être présent (des gens) : dépend des ressources économiques (revenus, …), des caractéristiques non économiques (ce qu’ils font et ce qu’ils peuvent faire, leur appréciation de leur vie, leur environnement naturel, …)
-> soutenabilité : « ces niveaux de bien-être dépend de la question de savoir si les stocks de capital qui importent pour notre vie (capital naturel, physique, humain, social) seront ou non transmis aux générations à venir »
-> PIB

Pour aller à peine plus loin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Stiglitz

Le but de cette commission est de développer une « réflexion sur les moyens d’échapper à une approche trop quantitative, trop comptable de la mesure de nos performances collectives » et d’élaborer de nouveaux indicateurs de richesse

Selon le « Forum pour d’autres indicateurs de richesse »
– ce rapport « survalorise l’Épargne nette ajoutée (ENA) »

le PIB, centré sur la production et la consommation marchandes et monétaires, ne prend en compte que certaines activités, ignore les effets prédateurs du productivisme et de la dérégulation sur la vie sociale et sur l’environnement. Il compte positivement des activités néfastes ou qui ne font que réparer des dégâts d’origine humaine. Il est indifférent à la mise en cause des biens communs vitaux (eau, air, sol…) et à la violation des droits fondamentaux de milliards de personnes qui en résulte. Il a été incapable de nous alerter sur l’existence et l’aggravation des crises sociales, écologiques, économiques et financières. Il nous a aveuglés et rendus collectivement insensibles aux dérives de notre modèle de développement

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