Jan 032014
 

Voici une série d’extraits de ce bel interview de Cynthia Fleury.

France Culture – La Grande Table – 03.01.2014

Désolé pour les problèmes d’orthographe. Je prendrai peut-être un peu de temps pour reprendre la syntaxe…

Podcast France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-55-comment-refaire-histoire-le-collectif-a-l%E2%80%99epreuve-de-l%E2%80%99indiv

L’article de présentation sur nouvelle Donne : http://www.nouvelledonne.fr/actualites/55-comment-refaire-histoire-le-collectif-a-lepreuve-de-lindividualisme

5’40 Collectif Roosevelt :

15 réformes qui tournent autour :
– d’une réforme du travail assez spécifique puisque c’est autour des 32 heures. Mais qui s’appuie sur une réalité factuelle : aujourd’hui la moyenne, la vérité du travail est l’intermitence pour tous, c’est le non travail. Et donc que le partage du travail peut être une possibilité
– un projet pour une harmonisation fiscale, un impôt européen, une meilleure démocratie européenne donc un rôle du parlement bien évidemment beaucoup plus important
– une lecture particulière de la crise de la dette. Sous-entendu que cette dette n’est pas celle des Etats, mais celle des marchés. Et à un moment donné il faut maintenant penser ce coût démocratique de la dette des marchés. Et donc inverser le procès et récupérer de la souverainté sur les marchés
– etc.

C’est la dette des marchés parce qu’il y a tout simplement une dérégulation financière qui a pris la main depuis un certain temps sur notre façon de vivre. Qui fait que par ailleurs quantité de multinationales ne paient pas, par rapport à l’évasion fiscale, ou à l’optimisation fiscale.

C’est une volonté de réguler politiquement l’économie.
Et non pas de réguler économiquement le politique.

Nous avons un 1er ministre signataire. Qui a dit qu’il savait ce qu’il avait signé.

Dédramatiser la création d’un parti.
C’est un outil parmi d’autres.

Kairos…
« Faire histoire de manière numérique »…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kairos :
Le kairos est le temps de l’occasion opportune.
Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif, avec une notion d’un avant et d’un après au sens de Jankélévitch.
Le kairos, une dimension du temps n’ayant rien à voir avec la notion linéaire de chronos (temps physique), pourrait être considéré comme une autre dimension du temps créant de la profondeur dans l’instant. Une porte sur une autre perception de l’univers, de l’événement, de soi. Une notion immatérielle du temps mesurée non pas par la montre, mais par le ressenti.

Ceux qui rendent durable.
L’anthropocène (Crutzen) : le rapport avec la nature.

18’05

Je considère que l’éthique est une épistémologie.
L’éthique est une manière de connaître et de comprendre les choses. Plus grande.
[…]
Je pense que le politique est le grand destin de la démocratie au sens où la vérité du projet démocratique est le projet éducatif. Donc c’est un projet de connaissance.
C’est un projet éventuellement de désacralisation de dogme du pouvoir. Je pense que nous avons résolument aujourd’hui à avoir une réflexion très philosophique de ce qu’est le pouvoir.
Est-ce un mythe ? Est-ce un dogme ? Comme il y a eu des religions et d’une certaine manière le pouvoir est une religion continué. Ou est-ce autre chose ? Est-ce que nous pouvons inventer demain des autres modes de gouvernance qui ne passent pas par cette mascarade totale ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémologie :
L’épistémologie désigne soit le domaine de la philosophie des sciences qui étudie les sciences particulières, soit la théorie de la connaissance en général.

Le pouvoir, c’est la question de liberté et de la co-liberté.

23’25

La définition de Badiou : il disait, c’est le grand outil, mais c’est aussi le grand moment d’inintelligence presque de la démocratie. Dans la mesure où il est souvent ressentie comme un plébicite.
Les citoyens ne sont plus prêt à cette démocratie intermittente, avec un blanc sein donné tous les 5 ans.

Outil internet :

Utilisons cet outil pour rendre les individus plus conscient de ses devoir.
Un individu plus conscient de ses droits, c’est totalement nécessaire, un individu conscient de ses devoirs, c’est totalement possible.
Il n’y a pas un individu qui est « par essence » étranger à ses devoirs.

29’40

La démocratie, depuis toujours, a une vérité ambilavente. Et c’est ça qui fait son charme si j’ose dire.
C’est à la fois un espace sophistique, où on use du langage pour instrumenter, pour plaire, pour séduire, etc…
Et c’est un espace (pour le dire rapidement) socratique, philosophique, où on essaie de mettre en cohérence un dire et un faire. Et puis, quand on est platonicien, de l’ajuster au bien.
La parésia est « le dire vrai », qu’il n’y a qu’un seul espace…
Je ne crois pas à un espace parésiastique.
Non, il y a des espaces.
Généralement cela demande plus ou moins de publicité.
Parce qu’on parle bien avec souvent avec moins de personnes. Et pas sous l’oeil d’une caméra parce qu’il faut précisémment ne pas pouvoir donner aux uns et aux autres des armes de décontextualisation. Très souvent, le contexte, le lieu.

32’30

Sur la question de la croissance, il y a une idéologie. Elle renvoie à une société de surconsommation, d’osolescence, de précarité pour les uns et de rente pour les autres.
C’est pas la grande croissance ! La croissance, c’est un mot magnifique.
Ca renvoie à toute une culture du PIB qui ne valorise pas toute une série de biens non marchands que nous, nous considérons comme structurelle de la société.
Bien évidemment l’enjeu est de poursuivre et de continuier la sociabilisation du progrès. Point barre.
La croissance version PIB, c’est une hérésie totale.

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