Fév 272014
 

La déflation arrive ?

Analyse sur les courbes de :
– IPC : Indide des Prix à la Consommation
– ISJ : Inflation Sous Jacente

20140227-Deflation

Définition ISJ (Inflation Sous Jacente) :
Cet indice :

fait abstraction des variations des mesures fiscales. Il est notamment corrigé des changements de taux de TVA intervenus en janvier 2014 alors que ceux-ci ne sont pas encore perceptibles sur tous les prix à la consommation (notamment s’agissant des prix des produits manufacturés)

(Définition Insee : cf bas de page du graphique)

Source : INSEE
http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=29&date=20140220

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Fév 222014
 

Objectifs : recherche de quelques chiffres

– inscrits : 43 millions
– participation : 40%
– votants : 17 millions
– 1% des votants = 170.000 personnes

Détail des recherches dans la suite.

Pourcentage de participation :
France, élections 2009 : 40% de participation
Source :
– là : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=Electionseurope
– ou là : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_europ%C3%A9ennes#R.C3.A9sultats_des_.C3.A9lections_pr.C3.A9c.C3.A9dentes

Nombre d’inscrits :
– « Fin février 2011, 43,2 millions »
– source : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1369

=>Nombre de votants en France :
43 millions * 40% = 17.200.000 = 17 millions

=>1% des votants = 172.000

Participation électorale décroissante :
20140222-ParticipationsElectoralesEnBaisseForte
Source INSEE : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip997.pdf

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Fév 032014
 

Colloque des Économistes atterrés
Table Ronde N° 1: « Régulation financière: protéger ou désarmer les marchés? »
3. Frédéric Lordon
Date de publication : 20/10/2010

Transcription d’une partie du texte

http://www.dailymotion.com/video/xfa8ah_economistes-atterres-frederic-lordo_news?start=3
Issu de : http://fredericlordon.fr/triptyque.html

Contre les intérêts d’amnésie :
– en économie capitaliste, avec l’hyper-inflation, l’effondrement bancaire, c’est l’évènement maximal
Il faut d’abord se souvenir que nous avons frôlé l’engloutissement. Il faudrait que cette idée là soit en tête à chaque fois qu’il est question de la régulation financière
– à l’image de la sureté nucléaire, il me semble que la sureté financière devrait être pensé sous le surplomb des incalculables dévastations qui suivent l’effondrement total.
En d’autres termes, la sureté financière impose de penser sous l’hypothèse de l’évènement extrême.
– ce qui signifie qu’il n’est pas de projet de régulation financière sérieuse qui ne se donne comme impératif catégorique de s’efforcer d’empêcher tant qu’il le peut la survenue de nouvelles crises.

Or, presque toutes les propositions officielles sur la table […] révèle son objectif implicite :
– non pas d’empêcher la survenue des crises
– mais de prétendre en limiter les effets

[…]

A savoir :
– les résolutions, c’est à dire les procédures de gestion ordonnée des faillites bancaires
– le durcissement des ratio de capital (on va dire « Bâle III »)

Sauf que Bâle III se tient entre le filet d’eau tiède et le parfait contre sens.

Le problème de la cris n’est pas d’abord la solvabilité.
La question de la solvabilité, c’est la question de la résistance aux pertes.
Préalablement il faut se poser la question de savoir ce qui cause les pertes.

Le problème de la crise, c’est d’abord l’illiquidité.
Et c’est comme ça qu’elle se manifeste.

Par exemple, en l’état des informations disponibles au moment où Bernstern et Leehman vont au tapis, leurs tearone en apparence va très bien.
La proposition de savoir si leur tireone va bien ou va plutôt mal est à la limite du non sens parce que le problème de solvabilité est inévaluable à chaud.
Il est inévaluable parce que, tout simplement, les pertes potentielles sont elles-mêmes inévaluables.
Comme vous le savez, les comptabilités bancaires sont restés suspendues dans les lymbes pendant des mois.
Et tout simplement parce que la congélation des marchés rendaient impossible l’évaluation des actifs au prix courant et que, quant au marktomodel, on voit mal ce qu’on aurait pu lui faire dire et à partir de quelles hypothèses, au moment où précisément toutes les régularités statistiques étaient en train de faire colapsius

[
MARK-TO-MODEL

« Le mark-to-model consiste à valoriser une position sur la base d’un modèle financier et donc d’hypothèses formulées par l’évaluateur. Il est donc soumis au risque que le modèle utilisé ou les hypothèses retenues soient erronés. Il est utilisé le plus souvent pour des positions complexes et pour lesquels il n’y a pas de marché liquide ce qui empêche d’avoir recours au mark-to-market. »
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_mark-to-model.html

MARK-TO-MARKET

« Le mark-to-market consiste à évaluer régulièrement, voire en permanence, une position sur la base de sa valeur observée sur le marché au moment de l’évaluation. Le mark-to-market permet en particulier de déterminer si le détenteur de positions sur des produits dérivés satisfait aux exigences de dépôts de garanties ou s’il s’expose à des appels de marge. »
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_mark-to-market.html

TIER 1

Le Tier 1 consiste en la partie jugée la plus solide (le noyau dur) des capitaux propres des institutions financières. Il rassemble essentiellement le capital social, les résultats mis en réserve et les intérêts minoritaires dans les filiales consolidées moins les actions auto détenues et le goodwill. La notion a été définie par les accords de Bâle I sans être modifiée substantiellement par Bâle II. Le ratio rapportant le Tier 1 au total des actifs ajustés du risque est un indicateur largement utilisé par les régulateurs afin de mesurer le degré de capitalisation des institutions financières ; le minimum requis selon les accords de Bâle I est de 4%. Dans la pratique, la plupart des banques visent au moins 7 %.
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_tier-1.html

collapsus : effondrement

« Par extension certains parlent de collapsus sociétal ou de collapsus écologique ou de collapsus global pour décrire une hypothétique situation d’effondrement général ; sociétal, économique et environnemental faisant suite à une « multicrise »1,2 dépassant les capacités de résilience du système. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Collapsus_(m%C3%A9decine)
]

[3:25 ; …]
Il faut rappeler également…

etc etc etc etc etc etc
etc etc etc etc etc etc
etc etc etc etc etc etc

diligence : Faire quelque chose avec diligence, avec rapidité et zèle.

L’hystérésis (ou hystérèse) est la propriété d’un système qui tend à demeurer dans un certain état quand la cause extérieure qui a produit le changement d’état a cessé.
– effet d’hystérésis

[11’20]
Dans l’intervalle, le lobby financier s’emploie méthodiquement à tout faire pour geler ou pour ralentir le processus.
Et toujours sur la base du même argument, qui consiste à dire : en période de récession, mettre des contraintes supplémentaires sur les banques, c’est peser sur la reprise du crédit, en volume et en coût.
L’argument est passablement ignoble.
Mais le pire, c’est qu’il est objectivement bien fondé.
Ces messieurs de la finance n’hésitent plus à manier ouvertement la menace.
L’Institut for International Finance s’est livré à un chiffre évidemment tout à fait objectf et parfaitement impartial des effets de Bâle III sur la croissance.
Il nous avertit que si on régule, ça fera 3 points de PIB en moins à horizon de 5 ans. Bon…

Il arrive même que les choses soient dites plus carrément encore.
Nos pertes réglementaires de ROE, nous les compenserons en augmentant le coût du crédit pour le client final.
Donc : vous faites ce que vous voulez, nous rattraperons nos pertes de rentabilité sur le dos de l’économie réelle toute entières.

Là je me demande si ce n’est pas le mot de trop.
C’est comme une espèce d’effet d’hystérésis de l’arrogance qui fait dire le truc qu’il fallait pas.
Le petit secret qui est révélé par le mot de trop, c’est que les conditions générales du crédit à l’économie peuvent être considérées comme un bien commun.
Et que ce bien commun a fait l’objet d’une capture privative par les intérêts particuliers de la finance :
« ne me régulez pas au-delà de ce que je veux bien accepter sinon je vous fous le crédit et la croissance en l’air. Et j’en ai les moyens ! »

Donc la menace est objective et elle n’en appelle pas moins son vrai nom qui est « prise d’otage ».
Je le dis en ces termes parce que :
– d’abord ça me semble analytiquement adéquat
– en parce qu’on s’apprête à entrer dans une période où on va nous assomer avec les grèvistes qui prennent en otage les usagers
Donc il y a des vues à géométrie variable des différences prises d’otage qui sont à l’oeuvre dans le monde social. C’est encore une affaire de sociologuae ça.

Quoiqu’il en soit, la capture privative d’un bien commun, quand elle atteint ce degré d’outrance me semble un motif suffisant d’une procédure ou d’une autre de « communalisation ».

[… « La recommunalisation du commun »]

Il y a là un motif sérieux, et je devrais même dire un motif sérieux de plus, d’une nationalisation intégrale du secteur bancaire.
Qui est le forme la plus immédiatement accessible de la recommunalisation du commun.
Sachant que cette nationalisation ne devrait être – en tout cas à nos yeux – qu’une étape transitoire, appelé à se dépasser avec ce que j’ai appelé ailleurs « un système socialisé du crédit ».
Qui me semble la forme la plus désirable et peut-être la plus authentique de la communalisation.

[… Au sujet d’un article de The Economist : ]

Dans The Economist, on peut lire ceci : « Qui dirige les banques ne regarde pas seulement les conseils d’administration et les actionnaires. La crise du crédit a montré que la Société est intéressée à la façon dont la Finance est conduite ».
Alors c’est dit avec ce doux mélange d’honnête lucidité et cette parfaite inconséquence, qui fait tous le charme de la presse anglo-saxonne économique et financière.

 Posted by at 22 h 05 min