Mar 022014
 

Sources :
– article lu (en partie ?) sur France Culture – Concordance des temps – émission du 01.03.2014 – plage : 45’15 – 47’00
http://www.franceculture.fr/emission-concordance-des-temps-l-encyclopedie-longtemps-avant-internet-2014-03-01
– texte écrit issu du site suivant : http://ju.educanet2.ch/nicolas.barre/LCP_H/textes/06hgar/docs.html

Pour aller plus loin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Diderot

L’autorité politique

Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel et chaque individu de la même espèce a le droit d’en jouir aussitôt qu’il jouit de la raison. Si la nature a établi quelque autorité, c’est la puissance paternelle; mais la puissance paternelle a ses bornes; et dans l’état de nature elle finirait aussitôt que les enfants seraient en état de se conduire. Toute autre autorité vient d’une autre origine que la nature. Qu’on examine bien, et on la fera toujours remonter à l’une de ces deux sources : ou la force et la violence de celui qui s’en est emparé : ou le consentement de ceux qui s’y sont soumis par un contrat fait ou supposé entre eux et celui à qui ils ont déféré l’autorité.

La puissance qui s’acquiert par la violence n’est qu’une usurpation et ne dure qu’autant que la force de celui qui commande l’emporte sur celles qui obéissent; en sorte que, si ces derniers deviennent à leur tour les plus forts, et qu’ils secouent le joug, ils le feront avec autant de droit et de justice que l’autre qui le leur avait imposé. La même loi qui a fait l’autorité la défait alors : c’est la loi du plus fort.

Quelquefois l’autorité qui s’établit par la violence change de nature; c’est lorsqu’elle continue et se maintient du consentement exprès de ceux qu’on a soumis; mais elle rentre par là dans la seconde espèce dont je vais parler et celui qui se l’était arrogée, devenant alors prince, cesse d’être tyran.

La puissance, qui vient du consentement des peuples, suppose nécessairement des conditions qui en rendent l’usage légitime, utile à la société, avantageux à la république, et qui la fixent et la restreignent entre des limites : car l’homme ne doit ni ne peut se donner entièrement et sans réserve à un autre homme, parce qu’il a un maître supérieur au-dessus de tout, à qui seul il appartient tout entier. C’est Dieu, dont le pouvoir est toujours immédiat sur la créature, maître aussi jaloux qu’absolu, qui ne perd jamais de ses droits et ne les communique point. Il permet pour le bien commun et pour le maintien de la société que les hommes établissent entre eux un ordre de subordination, qu’ils obéissent à l’un d’eux; mais il veut que ce soit par raison et avec mesure, et non pas aveuglement et sans réserve, afin que la créature ne s’arroge pas les droits du créateur. Toute autre soumission est le véritable crime de l’idolâtrie (…)

Le prince tient de ses sujets mêmes l’autorité qu’il a sur eux, et cette autorité est bornée par les lois de la nature et de l’Etat. Les lois de la nature et de l’Etat sont les conditions sous lesquelles ils se sont soumis, ou sont censés s’être soumis à son gouvernement. L’une de ces conditions est que n’ayant de pouvoir et d’autorité sur eux que par leur choix et de leur consentement, il ne peut jamais employer cette autorité pour casser l’acte ou le contrat par lequel elle lui a été déférée : il agirait dès lors contre lui-même, puisque son autorité ne peut subsister que par le titre qui l’a établie.

(…) Le prince ne peut donc pas disposer de son pouvoir et de ses sujets sans le consentement de la nation (…).

 Posted by at 12 h 34 min
Fév 272014
 

La déflation arrive ?

Analyse sur les courbes de :
– IPC : Indide des Prix à la Consommation
– ISJ : Inflation Sous Jacente

20140227-Deflation

Définition ISJ (Inflation Sous Jacente) :
Cet indice :

fait abstraction des variations des mesures fiscales. Il est notamment corrigé des changements de taux de TVA intervenus en janvier 2014 alors que ceux-ci ne sont pas encore perceptibles sur tous les prix à la consommation (notamment s’agissant des prix des produits manufacturés)

(Définition Insee : cf bas de page du graphique)

Source : INSEE
http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=29&date=20140220

 Posted by at 21 h 59 min
Fév 222014
 

Objectifs : recherche de quelques chiffres

– inscrits : 43 millions
– participation : 40%
– votants : 17 millions
– 1% des votants = 170.000 personnes

Détail des recherches dans la suite.

Pourcentage de participation :
France, élections 2009 : 40% de participation
Source :
– là : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?ref_id=Electionseurope
– ou là : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_europ%C3%A9ennes#R.C3.A9sultats_des_.C3.A9lections_pr.C3.A9c.C3.A9dentes

Nombre d’inscrits :
– « Fin février 2011, 43,2 millions »
– source : http://insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1369

=>Nombre de votants en France :
43 millions * 40% = 17.200.000 = 17 millions

=>1% des votants = 172.000

Participation électorale décroissante :
20140222-ParticipationsElectoralesEnBaisseForte
Source INSEE : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip997.pdf

 Posted by at 14 h 09 min
Fév 032014
 

Colloque des Économistes atterrés
Table Ronde N° 1: « Régulation financière: protéger ou désarmer les marchés? »
3. Frédéric Lordon
Date de publication : 20/10/2010

Transcription d’une partie du texte

http://www.dailymotion.com/video/xfa8ah_economistes-atterres-frederic-lordo_news?start=3
Issu de : http://fredericlordon.fr/triptyque.html

Contre les intérêts d’amnésie :
– en économie capitaliste, avec l’hyper-inflation, l’effondrement bancaire, c’est l’évènement maximal
Il faut d’abord se souvenir que nous avons frôlé l’engloutissement. Il faudrait que cette idée là soit en tête à chaque fois qu’il est question de la régulation financière
– à l’image de la sureté nucléaire, il me semble que la sureté financière devrait être pensé sous le surplomb des incalculables dévastations qui suivent l’effondrement total.
En d’autres termes, la sureté financière impose de penser sous l’hypothèse de l’évènement extrême.
– ce qui signifie qu’il n’est pas de projet de régulation financière sérieuse qui ne se donne comme impératif catégorique de s’efforcer d’empêcher tant qu’il le peut la survenue de nouvelles crises.

Or, presque toutes les propositions officielles sur la table […] révèle son objectif implicite :
– non pas d’empêcher la survenue des crises
– mais de prétendre en limiter les effets

[…]

A savoir :
– les résolutions, c’est à dire les procédures de gestion ordonnée des faillites bancaires
– le durcissement des ratio de capital (on va dire « Bâle III »)

Sauf que Bâle III se tient entre le filet d’eau tiède et le parfait contre sens.

Le problème de la cris n’est pas d’abord la solvabilité.
La question de la solvabilité, c’est la question de la résistance aux pertes.
Préalablement il faut se poser la question de savoir ce qui cause les pertes.

Le problème de la crise, c’est d’abord l’illiquidité.
Et c’est comme ça qu’elle se manifeste.

Par exemple, en l’état des informations disponibles au moment où Bernstern et Leehman vont au tapis, leurs tearone en apparence va très bien.
La proposition de savoir si leur tireone va bien ou va plutôt mal est à la limite du non sens parce que le problème de solvabilité est inévaluable à chaud.
Il est inévaluable parce que, tout simplement, les pertes potentielles sont elles-mêmes inévaluables.
Comme vous le savez, les comptabilités bancaires sont restés suspendues dans les lymbes pendant des mois.
Et tout simplement parce que la congélation des marchés rendaient impossible l’évaluation des actifs au prix courant et que, quant au marktomodel, on voit mal ce qu’on aurait pu lui faire dire et à partir de quelles hypothèses, au moment où précisément toutes les régularités statistiques étaient en train de faire colapsius

[
MARK-TO-MODEL

« Le mark-to-model consiste à valoriser une position sur la base d’un modèle financier et donc d’hypothèses formulées par l’évaluateur. Il est donc soumis au risque que le modèle utilisé ou les hypothèses retenues soient erronés. Il est utilisé le plus souvent pour des positions complexes et pour lesquels il n’y a pas de marché liquide ce qui empêche d’avoir recours au mark-to-market. »
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_mark-to-model.html

MARK-TO-MARKET

« Le mark-to-market consiste à évaluer régulièrement, voire en permanence, une position sur la base de sa valeur observée sur le marché au moment de l’évaluation. Le mark-to-market permet en particulier de déterminer si le détenteur de positions sur des produits dérivés satisfait aux exigences de dépôts de garanties ou s’il s’expose à des appels de marge. »
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_mark-to-market.html

TIER 1

Le Tier 1 consiste en la partie jugée la plus solide (le noyau dur) des capitaux propres des institutions financières. Il rassemble essentiellement le capital social, les résultats mis en réserve et les intérêts minoritaires dans les filiales consolidées moins les actions auto détenues et le goodwill. La notion a été définie par les accords de Bâle I sans être modifiée substantiellement par Bâle II. Le ratio rapportant le Tier 1 au total des actifs ajustés du risque est un indicateur largement utilisé par les régulateurs afin de mesurer le degré de capitalisation des institutions financières ; le minimum requis selon les accords de Bâle I est de 4%. Dans la pratique, la plupart des banques visent au moins 7 %.
http://www.lesechos.fr/finance-marches/vernimmen/definition_tier-1.html

collapsus : effondrement

« Par extension certains parlent de collapsus sociétal ou de collapsus écologique ou de collapsus global pour décrire une hypothétique situation d’effondrement général ; sociétal, économique et environnemental faisant suite à une « multicrise »1,2 dépassant les capacités de résilience du système. »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Collapsus_(m%C3%A9decine)
]

[3:25 ; …]
Il faut rappeler également…

etc etc etc etc etc etc
etc etc etc etc etc etc
etc etc etc etc etc etc

diligence : Faire quelque chose avec diligence, avec rapidité et zèle.

L’hystérésis (ou hystérèse) est la propriété d’un système qui tend à demeurer dans un certain état quand la cause extérieure qui a produit le changement d’état a cessé.
– effet d’hystérésis

[11’20]
Dans l’intervalle, le lobby financier s’emploie méthodiquement à tout faire pour geler ou pour ralentir le processus.
Et toujours sur la base du même argument, qui consiste à dire : en période de récession, mettre des contraintes supplémentaires sur les banques, c’est peser sur la reprise du crédit, en volume et en coût.
L’argument est passablement ignoble.
Mais le pire, c’est qu’il est objectivement bien fondé.
Ces messieurs de la finance n’hésitent plus à manier ouvertement la menace.
L’Institut for International Finance s’est livré à un chiffre évidemment tout à fait objectf et parfaitement impartial des effets de Bâle III sur la croissance.
Il nous avertit que si on régule, ça fera 3 points de PIB en moins à horizon de 5 ans. Bon…

Il arrive même que les choses soient dites plus carrément encore.
Nos pertes réglementaires de ROE, nous les compenserons en augmentant le coût du crédit pour le client final.
Donc : vous faites ce que vous voulez, nous rattraperons nos pertes de rentabilité sur le dos de l’économie réelle toute entières.

Là je me demande si ce n’est pas le mot de trop.
C’est comme une espèce d’effet d’hystérésis de l’arrogance qui fait dire le truc qu’il fallait pas.
Le petit secret qui est révélé par le mot de trop, c’est que les conditions générales du crédit à l’économie peuvent être considérées comme un bien commun.
Et que ce bien commun a fait l’objet d’une capture privative par les intérêts particuliers de la finance :
« ne me régulez pas au-delà de ce que je veux bien accepter sinon je vous fous le crédit et la croissance en l’air. Et j’en ai les moyens ! »

Donc la menace est objective et elle n’en appelle pas moins son vrai nom qui est « prise d’otage ».
Je le dis en ces termes parce que :
– d’abord ça me semble analytiquement adéquat
– en parce qu’on s’apprête à entrer dans une période où on va nous assomer avec les grèvistes qui prennent en otage les usagers
Donc il y a des vues à géométrie variable des différences prises d’otage qui sont à l’oeuvre dans le monde social. C’est encore une affaire de sociologuae ça.

Quoiqu’il en soit, la capture privative d’un bien commun, quand elle atteint ce degré d’outrance me semble un motif suffisant d’une procédure ou d’une autre de « communalisation ».

[… « La recommunalisation du commun »]

Il y a là un motif sérieux, et je devrais même dire un motif sérieux de plus, d’une nationalisation intégrale du secteur bancaire.
Qui est le forme la plus immédiatement accessible de la recommunalisation du commun.
Sachant que cette nationalisation ne devrait être – en tout cas à nos yeux – qu’une étape transitoire, appelé à se dépasser avec ce que j’ai appelé ailleurs « un système socialisé du crédit ».
Qui me semble la forme la plus désirable et peut-être la plus authentique de la communalisation.

[… Au sujet d’un article de The Economist : ]

Dans The Economist, on peut lire ceci : « Qui dirige les banques ne regarde pas seulement les conseils d’administration et les actionnaires. La crise du crédit a montré que la Société est intéressée à la façon dont la Finance est conduite ».
Alors c’est dit avec ce doux mélange d’honnête lucidité et cette parfaite inconséquence, qui fait tous le charme de la presse anglo-saxonne économique et financière.

 Posted by at 22 h 05 min
Jan 262014
 

Diverses compilations

Paul Jorion tweet le communiqué de presse de Nouvelle Donne.
🙂

20140216-Tafta-PaulJorionTweetNouvelleDonne

http://www.nouvelledonne.fr/communiques/ttip-tafta

Politiques de Serge Moati
Emission du 08/02/2014

http://www.lcp.fr/emissions/politiques/vod/155732-henri-guaino-depute-ump-des-yvelines-ancien-conseiller-special-de-nicolas-sarkozy
Plage : [22’05;39’35]

Thème : « Quelles solutions économiques pour sortir de la crise ? »
Invités :
– Pierre Larrouturou, fondateur du parti « Nouvelle donne ».
– Dominique Lefebvre, député socialiste du Val-d’Oise, membre de la commission des finances.
20140208-LCP-Politiques-Larrouturou-NouvelleDonne

Pierre Larrouturou
« BFM Story: Chômage: comment inverser la courbe en 2014 ? »
27/01/2014
http://www.bfmtv.com/video/bfmtv/bfm-story/bfm-story-chomage-inverser-courbe-2014-27-01-172978/
20140127-BFM-Politiques-Larrouturou-NouvelleDonne

6’00 : l’offre et la demande

Il faut faire les 2. Le rôle du politique c’est de tenir les 2 bouts de la chapine.
En Allemagne il y a des choses très bien sur la compétitivité ou sur la politique industrielle.
Mais quand on nous dit qu’il faudrait faire comme Hartz IV, moins 7% sur les salaires, si tous les pays d’Europe font la même chose, il n’y a plus de consommation.
Le rôle du politique est de tenir les 2 bouts de la chaine

10’49 :

Plus on est pseudo-optimiste, plus on s’enfonce dans la crise. Notre pseudo-optimisme nous amène dans une crise sociale, politique et économique dramatique. Tandis que si on se retrousse les manches, on peut créer 2 millions d’emploi en mettant en place toutes nos propositions.

« Bruno Gaccio nous parle de son nouveau parti, du PS et de Dieudonné »
L’Envers de l’Eco, Marjorie Paillon, Yahoo Finance
09/01/2014
20140107-YahooFinance-Gaccio-NouvelleDonne
Invité : Bruno Gaccio
http://fr.finance.yahoo.com/video/bruno-gaccio-nous-parle-son-144840936.html

« On n’est pas couché » du 25/01/2014.
Invité : Pierre Larrouturou
http://www.france2.fr/emissions/on-n-est-pas-couche/diffusions/25-01-2014_168120
Plage : 45’30 à 1h28
« Pierre Larrouturou, fondateur du parti politique «Nouvelle donne», évoque les propositions de ce mouvement. »

*******************
Phrases assez choquantes, sans aucun rapport avec Nouvelle Donne !

[7’00] « Etre enfant de riche, c’est pas forcément un sort enviable parce qu’on n’a plus de motivation à faire des choses dans le vie. Moi je trouve ça dommage. »
Jean-Louis Servan-Schreiber : pour lui, les riches ont gagné

http://fr.finance.yahoo.com/video/jean-louis-servan-schreiber-pour-162609308.html

 Posted by at 18 h 47 min
Jan 252014
 

20140125-FredericLordon-CapitalismeDesireEtCervitude

Recherches autour du livre :

– Emission France Culture
– adaptation du livre au théâtre
– un interview Arrêt Sur Image

Emission France Culture :

http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-actualite-philosophique-frederic-lordon-et-judith-b

[8’55 …]

l’attrition intellectuelle profonde de la science économique présente

Attrition : usure provoquée par le frottement

[9’10 …]

C’est un exercice sui generis d’une certaine manière : qui ne tombe pas dans les délimitations disciplinaires bien établis

sui generis : « de son genre », marquant la spécificité d’une chose

[9’25]

La critique marxienne du capitalisme a oublié beaucoup de choses en cours de route.
Et en particulier tout ce qui appartient à la vie passionnelle des individus.
Le marxisme et ses développements ultérieurs sous la forme du structuralisme, nous a laissé confronté à une théorie extrèmement abstraite dans laquelle on ne voit que les grandes structures, les grands rapports sociaux du capitalisme, en perdant de vue que ces structures sont habités par des pôles de puissance qui sont les individus,
que la plupart du temps les individus sont asservis aux structures.
mais pas toujours, pas rédibitoirement. Il y a des occasions dans lesquelles ils peuvent s’en échapper, ou les renverser, en faire quelquechose d’inhabituel, etc…
Pour saisir ces phénomènes là, il fallait avoir des concepts adéquates.

[28’57]

La préface du traité théologico-politique ne s’étonne pas (elle se contente de déplorer) que les hommes luttent pour leur servitude comme s’il s’agissait de leur salut.

Le fléau du monde social par essence : les hommes, par composition de leurs actions engendrent des structures, des totalités collectives qui leur échappent complètement et qui viennent à les dominer.
C’est cette idée de la proposition bien connue de Marx : les hommes font leur histoire, mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font.
En effet, ils ont inventé : les rapports féodaux, la théocratie, le capitalisme. Mais inventés à leur corps défendant, in-intentionnellement, sans le savoir, et par un effet de composition de leurs propres actions.
Dans la société, il y a des groupes d’intérêt particulier qui font des efforts délibérés pour instituer les structures d’un ordre social qui leur sera favorable, etc…
Le but de ce « structuralisme des passions » s’est aussi de ne pas perdre de vue qu’il y a des structures qui, bien qu’ayant été produites par l’histoire des hommes, n’en impose pas moins leur diktat aux hommes.

http://www.decitre.fr/livres/capitalisme-desir-et-servitude-9782358720137.html

Comment un certain désir s’y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C’est le problème de ce qu’on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d’enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l’enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d’affects qui pouvaient s’y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c’est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s’en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L’enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l’occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d’aliénation, d’exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.

Affiche au théâtre :

20140202-FredericLordon-Theatre

Source : http://www.menilmontant.info/index.php?page=show&IDs=657&id=menu_proch&IDp=909

Bienvenue dans l’angle Alpha
Un spectacle ludique et critique sur les passions qui nous jettent au travail…
…avant qu’il nous jette

A quoi carbure le monde du travail ? A la crainte (de manquer), au désir (de consommer), et à ces nouvelles passions : « se réaliser », « s’investir », et finalement épouser le désir maître – celui du patronat. Ainsi le capitalisme a colonisé nos âmes, capturant la quasi-totalité de nos désirs. Mais il reste encore, en chacun, un désir propre, faisant écart aux commandements du désir maître ; cet écart, cette résistance possible, nous l’appellerons : l’angle Alpha. Et nous y danserons.

De : Judith Bernard, d’après Frédéric Lordon (Capitalisme, désir et servitude)

Mise en scène : Judith Bernard

Avec : Judith Bernard – Maggie Boogaart – Renan Carteaux – Gilbert Edelin – David Nazarenko / Fabrice Nicot – Aurélie Talec

Présentation vidéo de la pièce de théâtre :
http://www.youtube.com/watch?v=sIBckv9x_I8&feature=youtu.be

Interview Arrêt Sur Image


Frédéric Lordon invité dans l’émission D@ns le texte sur Spinoza et Marx

+-7:00

Pour gagner en rigueur intellectuelle, peut-être même en objectivité, contre l’antinomie deleuzienne, il faut que la science sociale ilmporte des concepts.
[…]
Dans le champ des savoirs, c’est bien la philosophie qui est la productrice, en chef, des concepts.

Le Matérialiste s’oppose à l’idéalisme en critiquant le primat des idées pures

Primat : désigne initialement le prélat ayant autorité sur plusieurs archevêques
http://fr.wikipedia.org/wiki/Primat

La cohérence apriori entre Marx (analyste du capitalisme) et Spinoza (philosophe) est très grande. Elle est donnée apriori.
C’est pas par hasard que Marx copiait des pages entières de Spinoza […]

Humanisme :
– courant culturel européen : Considérant que l’Homme est en possession de capacités intellectuelles potentiellement illimitées, ils considèrent la quête du savoir et la maîtrise des diverses disciplines comme nécessaires au bon usage de ces facultés. Ils prônent la vulgarisation de tous les savoirs, dont religieux
– Par extension, […] toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l’être humain.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Humaniste

Anthropologie : théorie de l’homme ?

Subjectivisme

Percolation : processus physique critique qui décrit pour un système, une transition d’un état vers un autre.

 Posted by at 18 h 04 min
Jan 032014
 

Voici une série d’extraits de ce bel interview de Cynthia Fleury.

France Culture – La Grande Table – 03.01.2014

Désolé pour les problèmes d’orthographe. Je prendrai peut-être un peu de temps pour reprendre la syntaxe…

Podcast France Culture : http://www.franceculture.fr/emission-la-grande-table-2eme-partie-55-comment-refaire-histoire-le-collectif-a-l%E2%80%99epreuve-de-l%E2%80%99indiv

L’article de présentation sur nouvelle Donne : http://www.nouvelledonne.fr/actualites/55-comment-refaire-histoire-le-collectif-a-lepreuve-de-lindividualisme

5’40 Collectif Roosevelt :

15 réformes qui tournent autour :
– d’une réforme du travail assez spécifique puisque c’est autour des 32 heures. Mais qui s’appuie sur une réalité factuelle : aujourd’hui la moyenne, la vérité du travail est l’intermitence pour tous, c’est le non travail. Et donc que le partage du travail peut être une possibilité
– un projet pour une harmonisation fiscale, un impôt européen, une meilleure démocratie européenne donc un rôle du parlement bien évidemment beaucoup plus important
– une lecture particulière de la crise de la dette. Sous-entendu que cette dette n’est pas celle des Etats, mais celle des marchés. Et à un moment donné il faut maintenant penser ce coût démocratique de la dette des marchés. Et donc inverser le procès et récupérer de la souverainté sur les marchés
– etc.

C’est la dette des marchés parce qu’il y a tout simplement une dérégulation financière qui a pris la main depuis un certain temps sur notre façon de vivre. Qui fait que par ailleurs quantité de multinationales ne paient pas, par rapport à l’évasion fiscale, ou à l’optimisation fiscale.

C’est une volonté de réguler politiquement l’économie.
Et non pas de réguler économiquement le politique.

Nous avons un 1er ministre signataire. Qui a dit qu’il savait ce qu’il avait signé.

Dédramatiser la création d’un parti.
C’est un outil parmi d’autres.

Kairos…
« Faire histoire de manière numérique »…

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kairos :
Le kairos est le temps de l’occasion opportune.
Dans le langage courant, on parlerait de point de basculement décisif, avec une notion d’un avant et d’un après au sens de Jankélévitch.
Le kairos, une dimension du temps n’ayant rien à voir avec la notion linéaire de chronos (temps physique), pourrait être considéré comme une autre dimension du temps créant de la profondeur dans l’instant. Une porte sur une autre perception de l’univers, de l’événement, de soi. Une notion immatérielle du temps mesurée non pas par la montre, mais par le ressenti.

Ceux qui rendent durable.
L’anthropocène (Crutzen) : le rapport avec la nature.

18’05

Je considère que l’éthique est une épistémologie.
L’éthique est une manière de connaître et de comprendre les choses. Plus grande.
[…]
Je pense que le politique est le grand destin de la démocratie au sens où la vérité du projet démocratique est le projet éducatif. Donc c’est un projet de connaissance.
C’est un projet éventuellement de désacralisation de dogme du pouvoir. Je pense que nous avons résolument aujourd’hui à avoir une réflexion très philosophique de ce qu’est le pouvoir.
Est-ce un mythe ? Est-ce un dogme ? Comme il y a eu des religions et d’une certaine manière le pouvoir est une religion continué. Ou est-ce autre chose ? Est-ce que nous pouvons inventer demain des autres modes de gouvernance qui ne passent pas par cette mascarade totale ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Épistémologie :
L’épistémologie désigne soit le domaine de la philosophie des sciences qui étudie les sciences particulières, soit la théorie de la connaissance en général.

Le pouvoir, c’est la question de liberté et de la co-liberté.

23’25

La définition de Badiou : il disait, c’est le grand outil, mais c’est aussi le grand moment d’inintelligence presque de la démocratie. Dans la mesure où il est souvent ressentie comme un plébicite.
Les citoyens ne sont plus prêt à cette démocratie intermittente, avec un blanc sein donné tous les 5 ans.

Outil internet :

Utilisons cet outil pour rendre les individus plus conscient de ses devoir.
Un individu plus conscient de ses droits, c’est totalement nécessaire, un individu conscient de ses devoirs, c’est totalement possible.
Il n’y a pas un individu qui est « par essence » étranger à ses devoirs.

29’40

La démocratie, depuis toujours, a une vérité ambilavente. Et c’est ça qui fait son charme si j’ose dire.
C’est à la fois un espace sophistique, où on use du langage pour instrumenter, pour plaire, pour séduire, etc…
Et c’est un espace (pour le dire rapidement) socratique, philosophique, où on essaie de mettre en cohérence un dire et un faire. Et puis, quand on est platonicien, de l’ajuster au bien.
La parésia est « le dire vrai », qu’il n’y a qu’un seul espace…
Je ne crois pas à un espace parésiastique.
Non, il y a des espaces.
Généralement cela demande plus ou moins de publicité.
Parce qu’on parle bien avec souvent avec moins de personnes. Et pas sous l’oeil d’une caméra parce qu’il faut précisémment ne pas pouvoir donner aux uns et aux autres des armes de décontextualisation. Très souvent, le contexte, le lieu.

32’30

Sur la question de la croissance, il y a une idéologie. Elle renvoie à une société de surconsommation, d’osolescence, de précarité pour les uns et de rente pour les autres.
C’est pas la grande croissance ! La croissance, c’est un mot magnifique.
Ca renvoie à toute une culture du PIB qui ne valorise pas toute une série de biens non marchands que nous, nous considérons comme structurelle de la société.
Bien évidemment l’enjeu est de poursuivre et de continuier la sociabilisation du progrès. Point barre.
La croissance version PIB, c’est une hérésie totale.

 Posted by at 21 h 37 min
Déc 292013
 

Tentatives pour accéder à quelques points de vue / connaissances sur elle…

– 2013T3 : dette = 93% PIB
– anté-crise de 2007 : dette = 65% PIB
– 30% de diiférence
=> Merci les produits bancaire toxiques ? Merci les méga-banques ?

Où trouver la dette ?

– aller à la rubrique « Indicateur de conjoncture » :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_theme=1
– dans la page, chercher « Dette »
=>on tombe sur le lien « Résultats du 3e trimestre 2013 »
– cliquer ce lien
=>quelques graphiques et quelques tableaux

Graphiques Insee de la dette

20131225-DetteFrEnPourcentageDuPib2

20131225-DetteFrEnMilliards
(avec mes commentaires)

Source : http://www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=40

« Dette » et « Dette au sens de Maastricht »

« Dette »
– ensemble des emprunts [que l’Etat] a émis ou garantis
– et dont l’encours(*) résulte de l’accumulation des déficits de l’État
(*) encours : montant total des emprunts
(point 2 : ?…)
Source : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/dette-etat.htm

« Dette au sens de Maastricht »

Le calcul ne prend pas en compte les informations suivantes. Quelle importance ?
– « sont exclus les produits dérivés et les autres comptes à payer et à recevoir »
– « [sont exclus] les éléments de dette d’une administration détenus par une autre administration. C’est le cas par exemple des dépôts des administrations publiques au Trésor. »
Source : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/dette-sens-maastricht.htm

A continuer

A creuser

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique#cite_ref-5

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France#D.C3.A9finitions_et_mesures

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crit%C3%A8res_de_Maastricht

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ficit_budg%C3%A9taire_et_d%C3%A9ficit_public

http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2012/01/31/thermometres-trompeurs-iii-la-dette-publique-en-du-pib/

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Déc 292013
 

Seul intérêt de cet article…

– 2012 : 2 000 milliards d’euro
– PNB : Production annuelle Nationale se déroulant sur le sol national ou à l’étranger
– RNB : Revenus Nationaux salariaux et financiers

Page principale INSEE

http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=16&sous_theme=1

On y trouve :
– Le produit intérieur brut et ses composantes à prix courants (En milliards d’euros)
– Le produit intérieur brut et ses composantes à prix courants (Évolution en %)
– Le produit intérieur brut et ses composantes en volume (En milliards d’euros 2005)

PIB « à prix courants »

20131229-PIBaPrixCourant

http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=1&xml=t_1101

2012 : 2 032,3 milliards d’euro

PNB, RNB

– PNB : Production annuelle Nationale se déroulant sur le sol national ou à l’étranger
– RNB : Revenus Nationaux salariaux et financiers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_national_brut
http://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_national_brut

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